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Le retour volontaire vu par les migrants

29/04/2016
Quelle image ont les migrants du retour volontaire ? Celui-ci est-il connu de tous ? C’est ce que la KUL a tenté de déterminer dans une étude menée en 2015 et dont Fedasil présente aujourd’hui les résultats. 

L’étude de l’université de Louvain (KUL), réalisée sous les auspices de Fedasil, visait à évaluer l’image du retour volontaire telle que perçue par les migrants en situation irrégulière en Belgique. Elle examine dans un premier temps si le programme de retour volontaire est connu de ceux-ci, et si oui, quelle image ceux-ci en ont. Dans un deuxième temps, l’étude propose des recommandations pour améliorer la notoriété et la crédibilité du retour volontaire.

A l’écoute des migrants et des organisations

Des interviews ont été menées à Bruxelles et Anvers auprès de diverses organisations œuvrant pour les migrants (des ONG, des CPAS) et auprès des migrants eux-mêmes.Ces interviews ont révélé notamment que le retour volontaire est plus connu des migrants qui ont déjà suivi une procédure d’asile en Belgique. En outre, les migrants en situation irrégulière connaissent généralement les instances d’asile, mais en faisant davantage confiance en Fedasil.Le retour volontaire est avant tout un accompagnement social largement ancré dans le milieu associatif. Néanmoins, l’étude révèle qu’il reste encore méconnu par une bonne partie des migrants, et des points de contact comme le guichet retour de Fedasil à Bruxelles n’ont pas encore une notoriété assez grande.

Améliorer la notoriété et l’image du retour volontaire

Le retour volontaire étant parfois méconnu et quelque fois source de confusion, l’université de Louvain propose d’appliquer certaines recommandations. Elle suggère notamment d’augmenter l’implication positive des ONG, d’adapter les outils de communication souvent mal interprétés et d’assurer de manière générale une image claire et univoque du programme.Fedasil s’est attelée à cette tâche. Depuis janvier, un site internet sur le retour volontaire est mis à disposition des migrants en situation irrégulière. Les affiches accrochées dans les diverses organisations et les brochures utilisées lors des entretiens ont quant à elles été remplacées par des affiches et des brochures au look différent.

De plus, Fedasil collabore de plus en plus avec les administrations locales et les ONG présentes dans les grandes villes belges, en créant notamment des points de contact pour le retour volontaire.

Plus de détails sur cette étude dans le rapport en annexe (résumé en français aux pp. 9-12).