Comme tous les mois, retrouvez le témoignage d'un collègue sur son travail au sein du centre !
Arnaud est une jeune recrue dans notre centre : en effet, il a pris fonction début janvier dernier. Il occupe un poste hybride depuis son arrivée : il est à la fois Assistant Social et AVQ (accompagnateur de vie quotidienne).
« Je vais en quelque sorte veiller sur les gens : s’ils ont des rendez-vous je les accompagne, je vérifie que tout se passe bien, je les aide. C’est quelque chose qui est très chouette parce que je peux découvrir les résidents autrement qu’avec la casquette d’assistant social, liée à tout l’aspect de la procédure d’asile. Là c’est plus le côté accompagnement, découvrir les personnes. On rigole un peu plus avec eux aussi, il y a moins de pression que du côté procédural de l’assistant social qui doit plus serrer la vis ».
Pour Arnaud, travailler dans le social a toujours été une ambition :
« Je n’ai pas fait des étudiants d’assistant social à la base, j’ai étudié la criminologie. Je savais que je voulais travailler dans le social, même si je n’imaginais pas tout ce que ça représente. J’ai dû apprendre énormément de choses, comme les lois et les procédures en lien avec la demande de protection internationale. Et c’est les apprendre rapidement également, car on est directement plongé dans le bain. Quand je suis arrivée le premier jour, tout le monde était super accueillant. J’ai directement senti que je pouvais être moi-même, sans jugement, et ils m’ont beaucoup aidé à me plonger dans tout ça ».
« Ce qui me plaît le plus, c’est le contact avec les gens, que ce soit avec les résidents ou les travailleurs. Je suis en contact tous les jours avec eux, je découvre des vécus, ce qu’ils ont pu faire avant de venir en Belgique. J’aime voir que mes actions ont un impact sur les personnes, dans le bon sens du terme. Ce sont des gens qu’on peut croiser 15 fois dans la rue sans se douter de tout ce qui a pu leur arriver. Ça met des claques ».
Lors de son entrée en fonction, Arnaud a eu la chance de pouvoir aller visiter les différentes instances partenaires de Fedasil à Bruxelles. Une visite qui l’a profondément marqué :
« Je trouve ça fou de me dire que notre réalité est dans les centres, où c’est pas évident de pouvoir satisfaire tout le monde. Comparé à cet endroit (CGRA) où sont prises les décisions concernant les procédures de ces personnes, à savoir de si elles peuvent rester ou si elles doivent rentrer dans leur pays d’origine. Le contraste est très frappant avec notre réalité de terrain ».