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Des places d'accueil supplémentaires

22/09/2009
Le gouvernement veut mettre fin à l'accueil de demandeurs d'asile à l'hôtel. Pour y parvenir, le Conseil des ministres a décidé de créer 1.200 places d'accueil supplémentaires. Le secrétaire d'Etat Courard veut également limiter le droit à l'accueil à maximum deux demandes d'asile.

La saturation du réseau d'accueil pour demandeurs d'asile était à l'agenda du Conseil des ministres du 18 septembre dernier. Le gouvernement a marqué son accord pour la création, cette année encore, de 1.200 places supplémentaires. Pour le moment, on ne sait pas encore où seront ouvertes les structures d'accueil, même si différentes pistes sont à l'étude. Les ONG partenaires et les CPAS recherchent également de nouvelles places d'accueil.

 

Afin de financer l'ouverture de nouvelles places d'accueil, le Conseil des ministres a décidé d'augmenter de 9,57 millions d'euro le budget 2009 de Fedasil. Ce montant permettra également de couvrir les frais d'accueil à l'hôtel.

 

Hôtels
Chaque jour, plus de 1.100 demandeurs d'asile sont accueillis dans une vingtaine d'hôtels, à défaut d'une place dans le réseau ordinaire. Fedasil constate toutefois que la gestion de l'accueil à l'hôtel est de plus en plus difficile à assurer étant donné l'augmentation des demandes d'asile et vu la difficulté à trouver de nouveaux hôtels abordables. La volonté du gouvernement est par ailleurs de mettre fin rapidement à l'accueil à l'hôtel.

 

Demandes d'asile multiples
Le Conseil des ministres a également approuvé un avant-projet de loi du secrétaire d'Etat Courard qui va modifier la loi accueil. Concrètement, Philippe Courard veut limiter le droit à l'accueil aux deux premières demandes d'asile. Celui qui introduit une troisième demande n'aura plus droit à une aide matérielle, sauf l'aide médicale. Le secrétaire d'Etat compte ainsi éviter que des demandeurs d'asile n'abusent de la procédure pour garder leur droit à l'accueil. Les personnes à qui l'Office des étrangers fait quand même suivre leur dossier au CGRA (en raison de nouveaux éléments fondés) garderont évidemment leur droit à l'accueil. Cette année, environ 30% des demandes d'asile sont des demandes multiples.