Aide à la réintégration

Le programme de retour volontaire comprend un soutien à la réintégration dans le pays d’origine. La réintégration fait partie du processus de retour volontaire et permet d’éliminer les obstacles que peuvent rencontrer les migrants à leur retour.

Les organisations partenaires dans les pays d’origine développent des services et fournissent des outils qui permettent de répondre de manière proactive aux besoins des personnes retournées : développement d’une activité génératrice de revenus, rénovation ou location d’une habitation, recherche d’un emploi, remboursement de frais médicaux…

Les partenaires pour la réintégration

Pour la mise en œuvre des projets de réintégration, Fedasil collabore en Belgique avec des organisations qui bénéficient d’un réseau mondial de partenaires : l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), Caritas International et Frontex via EURP (European Reintegration Programme). Celles-ci prennent contact avec leurs partenaires ou leurs bureaux locaux afin de veiller à une réintégration optimale des migrants et préparent, avant le départ, le projet de réintégration en concertation avec la personne retournée. 

Après l'arrivée, les partenaires locaux dans les pays d'origine (d'OIM, Caritas International, ETTC et IRARA) accompagnent le projet de réintégration de chaque personne retournée. Ils jouent également un rôle informatif: ils recueillent un maximum de renseignements sur la région ou la ville de retour, évaluent la situation socio-économique et les différentes possibilités d’intégration des migrants.

Les primes de réintégration ne sont pas données en espèce aux migrants, mais sous forme d’une aide matérielle. Ces primes doivent être utilisées dans les douze mois qui suivent le retour. Pendant cette période d’un an, les partenaires locaux accompagnent les personnes retournées et leurs projets.

L’accès à la réintégration

L’accès à la réintégration dépend de la situation individuelle du migrant : pays d’origine, statut administratif et vulnérabilité. Lors de la demande de retour volontaire, le conseiller en retour analyse la situation personnelle du migrant et détermine ainsi ses possibilités en matière de réintégration.

Le soutien à la réintégration peut consister en une aide financière (limitée) et une aide en nature, qui est fournie sous forme d'aide matérielle à la personne retournée. Ce soutien doit être utilisé dans les douze mois suivant le retour. Durant cette année, les partenaires locaux accompagnent les bénéficiaires et assurent le suivi de leurs projets.